marc lizano

bande dessinée - illustrations - presse - éditions limités - jeunesse

01 janvier 2008

l'illustration universelle des droits de l'homme

glenat_amnesty_couvOuvrage Collectif illustrant les trente articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Avec Alfred, Bachan, Barroux, Baru, Edmond Baudoin, Bessadi, Enki Bilal, Pierre Boiserie, Cleet Boris, Charb, Samba Ndar Cissé, Stéphanie Estournet, Ludovic Debeurme, Serge Diantatu, Di Martino, Sébastien Floc'h, Stéphane Gireau, Thierry Gloris, Juanjo Guarnido, Sophie Guilbert, Antoine Guilloppé, Cédric Hervan, Hippolyte, Matti Hagelberg, Olivier Ka, Ralf König, Joël Legars, Lidwine, Marc Lizano, Malka, Lisa Mandel, Mœbius, David Moski, Julien Neel, Chris Olivier, Plantu, Jérôme Presti, Jeanne Puchol, Quino, Brice Reignier, Thierry Robberecht, José Roosevelt, Rosinski, Mickaël Roux, David Sala, Camillo Sanin, Olivier Supiot, Tébo, Michaël Terraz, Toppi, Massire Tounkara, Troubs, Yann Valeani, Wolinski, Jorge Zentner et Zep.
Dépot légal 11/2006.
EAN/ISBN - 9782723455435
Hachette - 7349228
Format 31,2x23,5 - 96 pages quadri - Couverture cartonnée.
14,99 euros.
Co-édition Glénat - Amnesty International

    Pour info, ma participation s'est faite avec Joël Legars, un de mes collègues de la Fédération Française de Comix qui signe le scénario et les couleurs, alors que j'ai fait les dessins. à notre que Joël a réalisé une petite affiche dans la dexuième case et que les couleurs ont été posées directement sur l'original, sans filet…

    Descriptif repris sur le site de Glénat. Une approche différente de la « Déclaration Universelle des Droits de l'Homme » brillamment illustrée.
    La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme écrite en 1948 compte trente articles que les citoyens de la planète se doivent de connaître. Pourtant rares sont ceux qui peuvent un citer ne serait-ce qu'un. Cet ouvrage utilise la bande dessinée pour nous permettre de les découvrir de manière à la fois agréable et ludique. L'ensemble des droits générés par les ventes de cet album seront reversés à Amnesty International, initiatrice de ce projet.
    Ils sont une cinquantaine d'auteurs, venus de tous les horizons, ayant accepté avec enthousiasme d'offrir une planche inédite où ils donnent une version libre et personnelle d'un des articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. De Rosinski à Wolinski en passant par Bilal, Guardino, Charb, Quino, Mandel, Baudoin, Hippolyte et beaucoup d'autres, ces artistes mettent leur talent au service de cette noble cause. Un ouvrage destiné à sensibiliser le plus grand nombre, réalisé sur le même principe que celui initié par Greenpeace.

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mundial - france/allemagne'82

carabas_mundial_couvScénario de Marc Lizano
Dessins de Laurent Percelay
Mise en couleurs de Ben Grrr
Dépot Légal 06/2006 - Première édition.
ISBN - 2-35100-113-3
Éditions Carabas
Format 21,5x29,5 - 32 pages quadri - Couverture cartonnée

  C'est sans doute, pour moi le seul, le premier et le dernier match que j'ai pu voir au premier degré. D'une, il y avait tout dans cette partie, au point ou Platini a pu en dire que ça résumait une vie. De deux, j'avais onze ans et encore l'a^ge pour être dupe à 100 % de ce que peut être le football.
    Alors, voilà, encore cette idée de partager avec nos enfants, puisque nous avons grandi, ce genre de souvenirs en ne gardant que le plaisir simple du jeu. Pas la peine de m'écrire pour m'expliquer que le football, ce sont des mercenaires qui justifient des plans marketing, je suis au courant. Pas la peine non plus de me rappeler les choses un peu pénible comme le jeu fermé, les mouvements de foule et toutes ces choses un peu nauséabondes… Là, on parle de "ça joue" et de "à moi, à moi, paaaasssse… mais paaaaassseu…". Un ballon, des copains et on se met une bonne suée. Petits dans la cour, plus grands après le repas de famille dans le jardin, ou à se papiédevèrizer les pieds en jouant pieds nus sur le sable mouillé.
    Bref, l'esprit du jeu.

 

Chroniques & articles    


    •La Coupe du monde ravive de douloureux souvenirs comme en témoigne Mundial France /Allemagne '82, une BD écrite par Marc Lizano. L'auteur transpose le match mythique sur la pelouse d'une cité, avec des gamins dans les rôles des Battiston, Rocheteau, Platini et même de l'infâme Schumacher. Sauf qu'ici, tout se termine bien... Les dessins de Laurent Percelay (alias James, un célèbre BD-blogueur) sont chaleureusement mis en couleurs par BenGrrr et dédramatisent une rencontre qui a laissé quelques traumatismes. L'album est frais, sans prétention, et prône l'aspect ludique, trop souvent oublié, du football.
Olivier Mimran. 20 minutes. Juin 2006.
    •Après Robin de Sherwood, Bluette-sur-mer, Louise ou l'excellent Passer l'hiver avec Vincent Rioult, voici que Marc Lizano nous livre ici, accompagné de ses compères, une petite bulle d'air frais. On replonge le temps d'un album à l'époque de nos 10 ans. Un après-midi ensoleillé. On sort le ballon et on se prend pour les plus grands joueurs de football. Côté dessin, le dessinateur Laurent Percelay, nous livre ici sa première réalisation. L'ambiance graphique qui se dégagent de ce Mundial fait imanquablement penser au Petit Nicolas. Et c'est clairement la meilleure des références. Ça a la fraicheur des bouquins pour enfants pimenté de nostalgie pour les adultes. Bref, de quoi ravir les plus jeunes et les plus grands. Cet ouvrage, format italien, se lit assez vite, mais c'est le genre de BD qui reste longtemps... Donc, ne boudez pas votre plaisir, ce n'est pas parce qu'on est en pleine overdose de ballon rond (Coupe du Monde oblige) qu'il faut passer à côté de ce genre de petite friandise.
ADN sur Blam.be

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23 octobre 2007

Idylle

idylle03Scénario & dessin de Marc Lizano.
Mise en couleurs de Laurence Busca.
Dépot légal 09/2003 - Première édition.
ISBN - 2-7234-4120-2
Format 20x20 - 128 pages quadri - Couverture souple.





Présentation Inutile de m'écrire pour me signaler que… oh ! mais c'est le début de l'histoire de bluette-sur-mer. Je le sais bien : )

patience, bientôt, toutes les pages du livres seront disponibles…
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Pour le récit, j'avais besoin d'une petite fausse piste. J'appelle ça un interlude mais, véritablement, l'idée était "d'enduire le lecteur d'erreur" avant le petit final. Un petit livre de 30 pages à ce format, ça se lit très vite. Voilà donc une petite rupture et de ton et de rythme qui a fait dire à certains que les plus belle pages du livres était là : ) Mais loin de me vexer, j'ai été très heureux de voir attérir là ces pages d'Emmanuel Guibert, qui n'avait d'ailleurs rien demandé à personne. Pour faire court, Emmanuel avait dessiné ces petites pages pour une petite revue qui répondait au doux nom de "plein ma brouette", dont le numéro un était entièrement animalier. C'était édité par mon association "oh, la vache!". J'avais en tête de faire dessiner par un autre ces quelques pages avec une fausse fin avec les vrais personnages du récit. Et puis, je me suis dit que celles-ci étaient très appropriées, un décallage et une fausse piste idéale avant de savoir, si oui ou non, Victor allait se pécho Lily. à moins que ce ne soit l'inverse…

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Roulement de tambour… le suspense est à son comble… alors ? alors ? ça finit comment cette histoire ?

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10 septembre 2007

ventricule

ventricule00_couv02Scénario de Marc Lizano.
Dessins de Philippe Gillot.
Avec des participation de Charles Dutertre et Ulf K.
Mise en couleurs de Anne-Claire Jouvray.
Dépot Légal 12/2007 - Première édition. Donc à la fin de l'année si tout va bien. Mais…on ne peut jurer de rien…
ISBN -
Éditions Carabas
Format 19x26 - 72 pages quadri - Couverture cartonnée

 

    Ventricule devait à la base se faire en deux tomes (un gauche et un droit) et ce sera finalement un tome de plus de 70 pages avec trois dessinateurs et une coloriste pour servir mon idée de scénario. En deux, ça raconte la première année d'un bel amour, celui de Claire et Simon. Un bel amour, mais un bel amour tumultueux…
    Principalement, c'est un récit intimiste, assez léger, avec la volonté de raconter des trajectoires de vie, avec ses heurs, ses malentendus et, surtout, ses moments de délicatesse et de félicité.
    Á la narration volontairement chronologique de Philippe Gillot, viennent se superposer, s'entremêler, s'enchâsser les participations de Ulf K. et de Charles Dutertre. Des participations subjectives et de souvenirs de jeunesse pour les deux héros, donnant à ventricule l'allure d'un beau -j'espère- portrait de couple, empli de cœur.

    Les premières pages du livre en cadeau (et à la fin, une petite interview croisée ainsi que des bonus extra tracks pour les petits curieux…)

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    Pour la gazette d'information de Carabas, sortie à l'automne 2005, nous avions préparé une petite "interview", qui présentait la sortie du livre (le tome 1 était prêt depuis juin 2005…). A ce moment, mes livres intimistes devaient, chez Carabas, être regroupés dans une sorte de label "les Roses". Quand Philippe Gillot a fini ce premier livre (les 46 premières pages), c'était son premier livre et, depuis, entre ce moment et la sortie de la version intégrale de Ventricule, il a sorti ses Georges Frog chez Carabas et son London Calling chez Futuropolis. C'est pour cela, qu'à la lecture de la petite dscussion qui suit, il parle de son premier livre…

    ML : Nous allons ouvrir le bal des Roses, quelle robe vas-tu mettre ?
    PG : Aaahhh, mais je suis très coquette! Je tiens à mettre ma plus belle robe, pour qu'elle soit assortie à mes partenaires. Bien-sûr, je suis aussi très curieux de voir le résultat de cette danse, et l'effet que ça donne, à l'heure x, le jour du bal. Toi qui a déjà vécu plusieurs de ces fêtes, es-tu encore frétillant comme un gardon, surexcité comme le soir de ta première nuit d'amour ?
    ML : Je suis au bord des larmes à chaque fois qu'un nouveau livre voit le jour. Vraiment. Et c'est très nouveau pour moi, cette idée que d'autres dessinateurs me livrent des pages au fur et à mesure. Ca a commencé avec Vincent Rioult -Passer l'hiver- et je retrouve cette joie avec toi, Ulf et Charles sur Ventricule, avec Jean Bourguignon sur Pâquerette (qui ne se fera plus chez Carabas- et avec Gilles laborderie sur La petite sirène -projet arrêté et repris sous le titre this is not a love song avec François Ravard-. Tu imagines quel plaisir ça peut être de voir 5 livres d'une même série sortir en moins d'un an. d'autant plus que nous lançons l'aventure avec ton premier livre et moi, un livre très délicat à aborder…
    PG : En parlant de livre "délicat", tu racontes des histoires intimistes dans les albums des Roses. Quelle différence fais-tu entre le récit intimiste et l'autobiographie ?
    ML : Pour moi, dans les récits autobio, l'envie n'est pas tant de se raconter que de partager. Et, pour ces récits intimistes, je cherche à faire des récits sensibles, justes et plutôt premier degré. Alors, ensuite, je raconte parfois des choses très personnelles, parfois déformées, parfois totalement "inventées", comme on invente un trésor… Pour notre livre, j'imagine que tu fais aussi appel à ton vécu pour nourrir les personnages et que, quand tu écris toi-même tes histoires, même en pure fiction, ta propre vie y transpire à grosses gouttes, non ?
    PG : En fait, dans un premier temps, je ne m'en rends pas compte, je fais la chose. Ensuite, si je vois que j'ai dévoilé trop de choses intimes, j'ai honte, alors par pudeur, je rechange encore, juste pour dire "nan, ce n'est pas totalement moi"… Toi qui fourmille d'idées, comment vois-tu ton avenir d'auteur dans les prochaines années ?
    ML : Plus ou moins de la même manière qu'aujourd'hui, j'espère. Avancer le travail commencé pour les roses, continuer la petite famille -la trilogie est bouclée à ce jour- et lancer d'autres projets. Du moment que tout cela se fait avec l'envie et de belles rencontres…

Plaisir d'offrir

    Quelques pages de ventricule, avec des roughs de Philippe, ses encrages et les mises en couleurs d'Anne-Claire. Mais avant les pages, les études et essais de couv. La première était prévue pour être scindée en deux, pour avoir une sorte de couverture puzzle. La version intégrale, ça a d'abord été une idée de raconter la rencontre puis, changement de cap, on assume l'idée de leur relation sans rien en dire, avec ce petit jeu graphique qui consiste à insérer les dessins de Charles et Ulf sur les tee-shirt des personnages principaux. D'ailleurs, j'ai choisi certaines pages où l'on peut voir des morceaux des collaborations entre dessinateurs. Je pensais que ça allait être compliqué de mélanger ainsi des cases de Charles ou de Ulf au sein de celles de Philippe mais, à voir ces dernières, ça a l'air presque naturel en fait…

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06 septembre 2007

dominique a

charrette_dominiquea_couvTextes de Dominique A.
Illustrations de Alfred, Mickaël Allouche, Jérôme d'Aviau, Fred Bézian, David Bolvin, Hervé Bourhis, Steven Burke, Cécil, Ludovic Debeurme, Sybille Delacroix, François Duprat, Christophe Gaultier, Guerineau, Olivier Latick, Joël Legars, Régis Lelonc, Marc Lizano, Guillaume Longg, Laureline Mattusi, Merlet-Rouger, Henry Meunier, Marion Mousse, Thierry Murat,  Obion, Jean Philippe Peyraud, Christophe Poot, Pascal Rabaté, François Ravard, Stefano Ricci, Natacha Sicaud & Sébastien Vassant.


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26 août 2007

la petite famille

petite_famille1petite_famille2petite_famille31/3 Pépé
2/3 Biquet
3/3 Le Grand Ours
Édition intégrale à paraitre
Scénario de Loïc Dauvillier
Dessins de Marc Lizano
Mise en couleurs de Jean-Jacques Rouger

Tome 1 Dépot Légal 09/2004 - ISBN - 2-914203-69-1 - Première édition. Épuisé.
Tome 1 Seconde édition.
Tome 2 Dépot Légal 06/2005 - ISBN - 2-914203-92-6 - Première édition.
Tome 3 Dépot Légal 11/2006 - ISBN - 2-35100-189-3 - Première édition.
Intégrale à paraitre.
Éditions Carabas
Format 29,5x21 - 32 pages quadri - Couverture cartonnée

    Présentation. En attendant une sorte d'interview de Loïc que je suis en train de concocter, je vous montre le dossier de présentation de la trilogie, alors que ce n'était qu'un projet. ça me fait vraiment drôle de savoir que cette série a été achevée, comme nous le souhaitions, en trois tomes et avec ce que nous souhaitions y mettre…

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    Chroniques & articles
    •Un très bel album tout simple et qui vous touche énormément, et vous rappelle obligatoirement, pour peu que vous ayez eu la chance de connaître vos grands parents, une part de votre enfance. Une vraie madeleine quoi, voila la BD que nous propose un tout jeune scénariste, Loic Dauvillier, dont c'est le premier album, mais un scénariste dont on parlera beaucoup dans quelques temps croyez moi !! C'est l'histoire de deux enfants qui se retrouvent en vacances chez leur pépé et leur mémé. Pour ce qui est de la mémé, pas de problème: elle est sympa,  rigolote et elle sent bon les gâteaux ! mais pour ce qui est de pépé, c'est une autre histoire. Il est vraiment pas rigolo et pas franchement sympa ! Voila des vacances qui ne vont pas être très agréables, sauf qu'aujour d'hui pépé a décidé d'amener ses petits enfants à la pêche, et cette simple partie de pêche va se transformer en une aventure extraordinaire. Marc Lizano, le génial auteur de "Bluette sur mer", du merveilleux "Louise" et de plein d'autres trucs bien sur, illustre de main de maître cette histoire toute en douceur, toute en rondeurs. Cette BD c'est du chamalow. Une BD pour les grands qui veulent lire de belles histoires à leurs enfants avant de les coucher le soir. David Fournol. Librairie Oscar Hibou.
    •Voilà une belle BD pour les enfants qui joue à fond sur la nostalgie des vacances chez les grands-parents, du temps où l’on était gamin. On pense bien sûr au «Petit Nicolas» ou au «Jojo» d ‘André Geerts mais le dessin hors normes et les couleurs un peu pastels de Marc Lizano rendent d’emblée le propos original, d’autant plus que Loïc Dauvillier (habituellement responsable des éditions Charrette) se révèle un habile conteur doté d'une narration fluide et efficace. Bref, l’album est une bonne surprise et permet à la collection «Crocodile» des éditions Carabas de se placer sur le terrain de la BD pour les petits qui ne prend pas ses lecteurs pour des idiots (un peu comme ce que fait Delcourt avec son département jeunesse). Il ne reste plus qu’à espérer que ce charmant opus ne se perde pas dans la masse inconséquente des parutions BD de ces derniers mois ! gilles ratier. bdzoom. www.bdzoom.fr
    •Voici Pépé, le premier tome de La petite famille de Loïc Dauvillier et Marc Lizano. J'entame une disgression pour bien comprendre...  En effet je viens aussi de voir en DVD un bon film, dont le contenu est assez infame, The Audition de Takashi Mike, et bien que ce film venge la femme japonaise de ses années de soumission, il n'en présente pas moins une scène de torture particulièrement horrible. Bref après un tel film, quoi de mieux que la lecture de ce Pépé où l'on aura de cesse de se vautrer dans une régression nostalgique sur ses vacances, quand on était gamin, avec ses grand-parents. C'est avant tout une BD pour enfants, que ce soit par le traitement du scénario de Loïc Dauvillier ou par les dessins de Marc Lizano, dont les couleurs un peu pastels, rappellent des cahiers de dessins d'enfants.  En tout cas, c'est une BD très bien pour l'enfant qui sommeille au fond de chacun d'entre nous (Et voilà ! Je viens de caser ma phrase bateau de ma chronique ! Pfuu !). Matt Murdock. Bulle d'air. http://www.bulledair.com
    •La petite famille est une histoire qui fleure bon. Bon d’accord, l’expression est courue. Pourtant, sans être dithyrambique, je ne peux pas faire autrement que de faire partager cette sensation de bien être étonnant que l’on ressent quand certains éléments naturels se dégagent de l’environnement stressant dans lequel nous vivons. Par exemple l’odeur de la terre chaude, en été, juste après une pluie. Ou encore, l’odeur du gazon tondu, celle des champs de lavande dans le Lot etc.. Quand j’ai eu terminé de lire cet épisode, j’ai tout simplement senti ces arômes. Le visuel et la douceur du récit ont ravivé les souvenirs et la mémoire olfactive. Ambiance Liberty, petites fleurs et vieux rose. C’est joli, frais, apaisant. La petite famille est certainement ce dont tout le monde a envie, la chaleur, le réconfort, la protection. Alors il raconte une histoire remplie de bons sentiments qui font vraiment plaisir à voir et à lire et un peu de cette émotion ne fait pas de mal. Bien que débutante, la petite famille de Lizano en est déjà une grande de la bd et Marc n’hésite pas à y accueillir les héros de Sandrine Revel de sa série « Un drôle d’ange gardien » au milieu du jeu de cartes. Le dessin est très mignon, doux avec des traits arrondis, des expressions bonhommes et touchantes. Et puis il y a un gag que le Pépé vit au pas de course et que j’ai vécu aussi ..(page 20) et là, y’a pas photo, ça ne s’invente pas ! Magique. Bref, cet album est trop joli pour s’en passer, allez-y sans hésiter.  Marie. Scénario. www.scenario.com.
    •Un garçon et sa petite sœur arrivent à la campagne pour passer quelques jours chez leurs grands-parents. La grand-mère est gentille qui les emmène au marché du village mais le grand-père plutôt bougon. C’est lors d’une partie de pêche qu’ils vont découvrir que Pépé le ronchonneur sait aussi s’amuser avec ses petits-enfants. Les dialogues et les situations sont très simples mais le dessin plutôt inhabituel donne un peu d’originalité à cet univers familial. Il est vrai que l’enjeu du scénariste était d’écrire à la manière des enfants. Du coup, ceux-ci se retrouveront dans cette rédaction à leur image. Sélection du mois. décembre 2004. Dès 5 ans. CNDP. www.cndp.fr/actualites/
    Un petit peu de lecture jeunesse ne fait parfois pas de mal. Je viens de finir les cartoonesques aventures de Nävis dans son tome 2 mais il s’agit d’un tout autre genre que nous propose ces 2 prolifiques auteurs. Loic Dauvillier nous propose de retourner à la campagne, à la ferme des grand-parents… En 32 pages, nous allons traverser une gamme d’émotions que nous avions peut-être oubliées depuis que nous sommes adultes, mais pas seulement. Il y aura aussi des couleurs, des sentiments, des odeurs même. Un tour d’horizon de ces sensations qui ont un jour touché chacun d’entre nous… La joie du grand air et des espaces verts de la campagne, les odeurs particulières du fumier, du poulailler, de l’herbe humide, des fleurs, du bois de la table de la cuisine, de la cuisine de la mamie, du son du poste de télé… Des siestes imposées alors que seule la volonté de découvrir ce monde nouveau nous anime… Quelques peurs aussi, comme celle qu’inspire ce papy bougon, ours, qui, engoncé dans ses habitudes de vieillard, a en fait plus peur de ses petits-enfants qu’il n’en inspire lui-même… Un attachement fort qui le rendrait si malheureux au départ de ses têtes blondes adorées… Mais comme toute peur, pour peu que l’on veuille l’affronter, elle trouve son pendant dans un sentiment inverse proche du bonheur. Ici, c’est celui de découvrir un papy rieur, enjoué, énigmatique, fascinant… Une idole de notre jeunesse quoi ! Une partie de pêche, deux vers de terre, et voilà un moment magique de plus à ramener de ses vacances… Que serait cette histoire sans le trait de Marc Lizano ? Cet auteur talentueux place les ambiances idéalement pour renforcer l’histoire et tout ce qui en transpire de façon sous-entendue. Il a fait le choix de personnages aux têtes exagérément grandes mais sans que ça gêne aucunement la lecture. Un style qui pourrait devenir rapidement une référence et un signe de reconnaissance de son graphisme si particulier. Les albums orientés jeunesse ont de beaux jours devant eux quand on voit des albums de cette qualité, ou comme ceux de Sandrine Revel. Je fais allusion de manière peu innocente à cette superbe demoiselle car il m’a semblé, mais peut-être suis-je le seul à avoir perçu ça comme ça, que la page 7 comporte un clin d’œil aux personnages fétiches de la talentueuse bordelaise (dans la famille Diablo, je voudrais … Juliette »). Me trompe-je ? Peu importe en fait… La magie opère… Et quand on sait que je n’ai jamais eu de grand-parents à la campagne, ou ça prouve que mon avis est fantasmé (mais pas tant parce que j’en ai connu quand même des vacances à la campagne !), ou bien que c’est vraiment touchant… Je vous laisse seuls juges… ;o) Coacho. Bulle d'air.

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    La suite des histoires de cette petite famille se déroule toujours à la ferme. Nous sommes toujours dans un registre nostalgique qui fonctionne… Amour, découverte, adoration, les yeux plein d’étoiles… Mais aussi la prise de conscience de l’existence de la fragilité, de la responsabilité, de la culpabilité, , de la mort même… Cette histoire lève le voile sur la jeunesse de Papy qui était affublé du délicat sobriquet de « Biquet »… Avec une séquence rétro de projection de film super 8 (et son fameux clac clac clac quand la bobine se déroulait), on découvre le formidable jeune homme qu’il était. On continue l’exploration de ces choses qui fleurent bon à l’évocation de jeux comme le Nain Jaune, ou aux bonnes tartines de confiture qui dégoulinent. Une fois encore, ça fait mouche, ça touche, et avant la fin de l’envoi ! L’envoi, ou coup d’envoi, tiens ! Loic Duvillier aime le football, celui de la même époque, du « Mundial », qui laisse présager de bonnes choses… ;o) En tout cas, cette justesse ton est encore très agréable à lire et avec toujours un dessin magnifique. Nous aurons droit à un 3° et dernier tome, et nul doute qu’il sera du même acabit. Coacho. Bulle d'air.
    •Lors d'un déjeuner dominical chez son pépé et sa mémé, le petit héros est étonné d'entendre son oncle appeler son pépé "Biquet". Et il n'est pas au bout de ses surprises : non seulement, pépé a été jeune mais en plus, il était champion de foot ! Un joueur tellement rapide que les supporters l'ont baptisé "Biquet". La journée se termine par un match de foot mais pépé ne court plus aussi vite… C'est un véritable plaisir de retrouver les personnages de la série "Petite famille" et surtout le graphisme si particulier de Marc Lizano. Un deuxième tome aussi frais et réjouissant que le premier… où comment deux auteurs arrivent avec simplicité et talent à illuster les "affres" de la vieillesse mais aussi la tendresse qui unit tous les membres de cette famille. Stéphanie Bund. Conseil général 68.

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03 août 2007

bluette sur mer

glenat_bluette_couvScénario & dessin de Marc Lizano.
Mise en couleurs de Laurence Busca.
Dépot légal 09/2003 - Première édition.
ISBN - 2-7234-4120-2
Format 20x20 - 128 pages quadri - Couverture souple.



    Présentation.  Bluette sur mer est un livre qui a une une histoire un peu mouvementée. C'est un prolongement naturel d'un petit livre qui avait été publié chez Treize étrange sous le nom de Idylle (grosso modo, le premier chapitre de Bluette, c'est Idylle, repris et remanié). Le dossier, monté pour un éditeur au format classique, s'est retrouvé entre les mains d'Emmanuel Moynot, par l'intermédiaire de sa coloriste, Laurence Busca, qui se chargeait des couleurs.
    Ce petit passage a eu deux incidences. La première, directe, puisque c'est lui qui a montré le dossier à Paul Herman, le directeur de cette collection 20x20, petite sœur de la collection carrée où Emmanuel avait publié deux titres. Emmanuel a inauguré la collection 20x20 avec Anatomie du désordre et Glénat cherchait alors d'autres projets susceptibles d'y être associés. Bluette a été choisi pour faire suite à ce très beau livre d'Emmanuel (Pour l'anecdote, il me semble que ce format est né d'une volonté de publier d'un trait Anatomie du désordre, à l'origine prévu en plusieurs tomes et aussi d'une traduction en mandarin d'un des carrés d'Emmanuel dans ce petit format, très beau et d'une belle "main").
    La deuxième incidence, c'est que Emmanuel a lu les pages au fur et à mesure et c'est de cette lecture qu'il m'a demandé de le rejoindre sur L'année dernière, paru plus tard chez Delcourt.
    Mon projet initial était celui de faire un livre mignon. Vraiment. Un truc léger et frais, et pas forcément adolescent, comme semblent le croire beaucoup de personnes. Je crois, moi qu'on peut être timide et un peu bêtasse, même dans sa vie d'adulte. Timide aussi, même après une vie amoureuse déjà bien nourrie. J'imagine que cette impression de parcours adoslescent est renforçée par l'aspect hors du temps de cette parenthèse de vie. on n'y parle peu de travail, pas d'enfants. c'est juste un week end entre amis.
 Ceci dit, on retrouvera ça et là quelques personnages de Bluette ailleurs puisque certains personnagessecondaires comme Virginie et Laurent le sont de nouveau dans Ventricule (avec Philippe Gillot chez Carabas), que le père de Victor est le personnage principal de Suture (chez crabas lui-aussi) et que nous reverrons peut-être certains visages dans les autres livres intimistes et contemporains que je compte publier au cours de ma vie. Qu'ils soient très présents ou juste de passage, ce sera juste comme dans la vie…
    En cadeau, voilà toujours une proposition de couv refusée, les premières pages de Bluette en n&b. Un peu plus bas, viennent ensuite les pré et post face du livre ainsi que les articles parus à droite et à gauche à propos du livre ainsi que deux bonus, un petit fan art de max et un extrait d'un article dans femme actuelle…

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    Postface. "Il faut pas être timide avec moi, tu sais..." Ainsi s'exprime la douce Lily au regard franc à Victor l'hésitant à déclarer sa flamme. L'aventure, c'est la vie quotidienne avec des non-dits et des fou-rires. Marc Lizano montre avec sensibilité les premiers émois de jeunes adultes, sans oublier d'y ajouter une touche de fantaisie. Missou le canari déplumé vêtu d'un pull à col roulé agrémente la vie de la tendre Lily tandis qu'un îlot en forme de cœur accueille le couple en mal d'amour. Bref, pas de complot international ou d'aliens belliqueux, rien que des chips au paprika, des tartes aux pommes et, enfin, l'océan grand comme un cœur.
    Variations sur l'amour naissant, Bluette-sur-mer est un livre à recommander dans les pharmacies pour guérir d'un mal universel mais oh combien bienvenu.

    Préface. Si Marc Lizano déclare volontiers que deux ou trois vies ne lui suffiront pas pour réaliser tous ses projets, il en est un qu'il a mené à bien avec force et ténacité.  De Idylle à Bluette-sur-mer, le natif de Vannes  dans le Morbihan a efficacement  brodé sur un thème universel : la rencontre de deux adultes à peine émancipés qui hésitent  à tomber unilatéralement dans les bras l'un de l'autre.  Victor et Lily seraient-ils les Bidouille et Violette de ce siècle bredouillant ? Optant pour un ton léger et évitant toute dramatisation malvenue, l'auteur part d'une idée simple :  le quotidien de deux amoureux maladroits.  Les dialogues sont directs et actuels, sans fards. Les adolescents s'y retrouveront sans peine et rougiront en riant devant leurs bévues.  Les autres seront également pris par la fraîcheur de l'ensemble : un trait faussement naïf et une mise en couleurs efficace concoctée avec Laurence Busca.  Lizano, après moultes publications chez divers éditeurs, signe un opus entraînant qui incite à la tendresse.  Que demander de plus ?
Paul Herman.

    Coquetteries. L’album bluette sur mer, a été nominé au Festival de Floirac (Mars 2004), dans la catégorie Adolescents.

    Chroniques & articles
    •Ah ! L'amour, l'amour ! Source d'inspiration inépuisable pour les artistes du monde entier, mais avant une belle et éternelle relation amoureuse il y a le début, l'approche, le premier pas. C'est ce difficile sujet que Marc Lizano a décidé d'aborder avec "Bluette sur mer". Son album est merveilleux, drôle, intelligent en un mot génial. C'est une vraie et belle histoire d'amour qui nous est contée là, de quoi mettre un peu d'optimisme dans la vie de tous les jours. Librairie Oscar Hibou.
    •Beau ! beau ! beau ! Librairie Brussel.
    •Une bédé d'amour et d'eau fraîche. Les deux héros de Bluette-sur-Mer se plaisent follement. Le hic, c'est que Lily est aussi réservée que Victor est maladroit... Comment, dans ces conditions, faire le premier pas ? De gaffes en quiproquos, les tourtereaux en herbe se croisent sans jamais se trouver. Jusqu'à ce week-end à la mer, joyeusement improvisé par une bande de copains : loin de la ville et de ses tracas, le futur couple se jette enfin à l'eau. Dans un tourbillon de couleurs et de légèreté, le dessinateur breton Marc Lizano fait rimer amour avec balourd. Mais comme le ton est badin et la conclusion heureuse, balourd cède la place à toujours. Et on referme ces 120 pages plein du fol espoir de vivre, comme Victor et Lily, les prémices un peu niais d'une aussi jolie romance, que l'on soit encore adolescent ou jeunes trentenaires, comme les héros de cette comédie rafraîchissante. 20minutes. O.M. Le 21 octobre 2003.
    •Ah la la, que c’est compliqué de dire nos sentiments ! Surtout quand on est jeune adulte !C’est vrai, il faut déjà gérer son quotidien, organiser ses pensées, sa vie, ses week-end, ses soirées copains, sa culture … Enfin, tout ça quoi ! En même temps Victor et Lily sont un peu amoureux… ! Alors un petit pas en avant … Et un pas en arrière.. C’est le moment où jamais et Victor va essayer de déclarer sa flamme à Lily. Évidemment il ne faut pas compter sur l’aide des copains, sur les plans "mise en scène" complètement ratés… Mais heureusement pour eux, il y a ce week-end à Bluette ! Alors là, c’est une sacrée bouffée d’oxygène cette histoire. Tout y est tendre, touchant, attachant, et même assez drôle ! Le problème posé est celui de la déclaration d’amour, en quelque sorte, dans notre monde d’aujourd’hui, au beau milieu du périph ou dans le petit studio qu’on arrive à se payer difficilement, entre les souvenirs de l’enfance et la projection de l’adulte vers ses responsabilités dans la vie. Le petit monde de Marc Lizano est fragile, inquiet, très joli aussi et l'on est vite tenté d’entrer avec eux dans cette bluette. Leurs hésitations, leur inquiétude devant un engagement, leur maladresse aussi est très attendrissante. Je craque complètement pour cet album de 122 pages qui en plus d’être joli et drôle (la scène de discussion des garçons dans les toilettes hommes est à mourir de rire !) est très originale. La narration construite en discontinu, il me semble qu’elle avance au même rythme que la déclaration d’amour de ces deux jeunes : des petits pas et des pauses ! les pauses sont figurées par des interludes où l'on peut joindre l’absurde et l’agréable en écoutant les pensées de nos héros sous couvert d’une bande de poissons penseurs et parleurs. Et mine de rien, on en profite pour en apprendre un peu plus sur l’auteur qui nous parle de ses goûts cinématographiques, des lectures qui ont compté pour lui, de ses goûts musicaux etc… Le dessin est minimaliste et Marc colle des cœurs partout, c’est comme un bonbon mou, tendre et sucré. Cette collection est vraiment bien trouvée et les auteurs s’en donnent à cœur joie, ça se voit, c’est rayonnant ! Pour finir cette jolie histoire d’amour est accompagnée par une bande son « virtuelle » avec les titres que vous pourrez facilement trouver si ça vous tente d’aller encore plus loin. En ce qui me concerne, j’aurai bien écouté François Béranger ou Thomas Fersen, avec cette chanson Que l’on est bête de l’album Le jour du poisson (ça tombe bien !) qui dit : Que l’on est bête quand on est amoureux, Que l’on est bête mais comme on est heureux, En amour, l’esprit est une enclume. Et que c’est lourd quand on est fait de plume. sceneario.com. Marie.
    •Une bande de copains se prépare à passer un week-end à la campagne. Parmi eux, Lily et Victor. Victor est amoureux de Lily, Lily en pince Victor. Formidable donc ! Le problème est que l’amoureux est maladroit et ne sait pas comment déclarer sa flamme, et que, de son côté, Lily n’ose pas lui montrer trop vite ses sentiments et attend qu’il se lance. Que d’hésitations ! Marc Lizano parvient à construire une sympathique histoire sur un thème simple. Il faut dire que l’univers tant graphique, que narratif, est original. L’auteur nous livre un découpage étonnant en scindant son récit en plusieurs parties séparées par des interludes où les protagonistes prennent la forme de poissons. Ces interludes sont l’occasion de réflexions souvent savoureuses sur des événements étrangers à l’histoire (la journée sans voiture, les chansons de Patrick Bruel, les livres…).     Côté graphisme, son dessin faussement simpliste, rehaussé par les belles couleurs de Laurence Busca, sert cette aventure sentimentale à merveille. La mise en scène est parfaitement maîtrisée et les plans habillement choisis. C’est donc avec plaisir que l’on fait défiler les 120 pages de cet album. Auracan. Marc Carlot.
    •Un groupe de copains part en week-end. Lily et Victor sont plutôt amoureux l'un de l'autre. On les suit dans les tâtonnements de ces premiers moments de leur aventure. Le récit est drôle, le trait volontiers sociétal, à la mode des décors un peu dépouillés de Dupuy et Berbérian. Cela n'empêche pas les protagonistes de s'interroger sur leur " premier moment de conscience politique " et de considérer que leurs relations vont mal quand elles vont " moins bien que la gauche ". Petit format. L'humanité. 25 Octobre 2003.
    •Victor est amoureux de Lily, mais ne sait comment lui déclarer sa flamme. Lily, elle, attend que Victor se décide. Ils auront certainement le temps de se découvrir leurs sentiments en week-end, avec des copains et à la campagne qui plus est. " Bluette Sur-Mer " est avant-tout un album délicat où l'on retrouve cette innocence de l'amour, où l'on découvre combien la vie est belle, l'insouciance de ces nouveaux adultes viendra nous attendrir en nous laissant rêveur. C'est subtil, poétique et tellement véridique. Mais que l'on ne s'y méprenne pas ! Au travers de ce regard franc et subtil, il y a une touche de fantaisie, comme le canari jaune de Lily qui perd ses plumes sur le torse et qui porte donc un pull à col roulé. Mais ce qui est bien, c'est quand même de pouvoir découvrir la vie au quotidien, avec ses doutes, ses envies et ses peurs. Au dessin, comme au scénario, Marc Lizano nous offre un album magistral qui n'est pas sans nous rappeler " Idylle " paru chez Treize Etrange. D'ailleurs le premier chapitre en est librement inspiré. Le dessin de Marc Lizano est attendrissant par ce côté caricatural, mais qui donne pourtant aux personnages cette authenticité touchante. Le découpage est d'une grande fraîcheur, on y retrouve ce rythme lent qui nous fait profiter des instants magiques qui se dégagent de l'album, paru dans la collection Carrément 20/20 de chez Glénat ! Et 20/20, c'est la note qu'il mérite. BDCool. Cédric Valentin.
    •Lily et Victor sont en week-end amoureux à Bluette-sur-mer, Marc lizano dédicace à Colmar cette "histoire en suspension". Marc Lizano a plusieurs vies. Ou du moins plusieurs biographies sur son site internet. Dans L'une, il voit le jour "presque sous la neige" et survit aux frimas bretons et aux loups. Dans une autre, il séjourne auprès des indiens hopis. Ce qui est certain, c'est que Marc Lizano est né à … Vannes, habite Paris et qu'il a aujourd'hui 33 ans. L'âge du Christ. Mais j'espère que je finirai mieux. Parallèlement à des études de philosophie en dilettante, il avait créé une association "Oh, la vache !", pour la publication de petits tirages. Des rencontres qui comptent, des amis dessinateurs et il s'est saisi à son tour du crayon. Son avant-dernier album Bluette-sur-mer est paru en septembre chez Glénat. Soit les premiers émois de Lily et Victor, deux jeunes adultes en week-end au bord de mer. L'auteur l'a promis : il n'y a ni complot international, ni aliens belliqueux, ni courses de bagnoles". "Je voulais une histoire gentille, pas misogyne. Je voulais un fil de soie très ténu. Bluette est donc une bulle hors du temps, une histoire en suspension, ni mièvre, ni cynique. Où le couple trouve refuge sur un îlot en forme de cœur. Où Missou, le canari de Lily, porte un pull en raison d'une maladie du plumage. Si ces 120 pages à hauteur d'homme touche au cœur, c'est aussi parce que Marc Lizano ne gomme pas les défauts. A 35-40 ans, on a encore le droit d'être timide et maladroit. Il arrive à son héros de se tromper, attribuant Le vieux fusil de Robert à Claude Sautet, confondant Cabrel et Duteuil. De son dessin, l'auteur dit qu'il pourrait être plus époustouflant : il lui préfère la spontanéité. (…) Les dernières nouvelles d'Alsace. 30 Octobre 2003.
    •Bluette-sur-mer, c’est un week-end à la plage entre amis, des vannes et des fous rires. Mais ne vous fiez pas aux apparences car Bluette-sur-mer, c’est aussi un canari en col roulé, des bancs de poissons sur le périph’ et une île en forme de cœur. Enfin, Bluette-sur-mer c’est surtout une belle romance entre deux jeunes adultes un peu timides, un peu maladroits, mais tellement attachants… Publié dans la nouvelle collection Glénat, cet album séduit par ses dialogues savoureux et ses couleurs tendres. Une histoire de Saint-Valentin légère et rafraîchissante, à déguster avec une bonne tarte aux pommes… La bibliothèque du Musée de la bande dessinée présente Petits et grands bonheurs de la bande dessinée #6. (nous avons aimé… Et vous ?) Une sélection d’albums parmi les plus récentes parutions. Octobre-novembre 2003.
    •Deux adultes, à peine émancipés, hésitent à revivre une nouvelle histoire d'amour. Les deux amoureux maladroits se retrouvent pour un week-end à la campagne avec des amis... À travers une BD de 120 pages, Marc Lizaro a choisi une histoire humaine, celle d'une bluette amoureuse avec tout ce qu'elle comporte de doutes, de romance et d'émoi. Tout en simplicité que ce soit dans le trait ou dans le récit, Bluette-sur-Mer n'est néanmoins pas dépourvu d'originalité, l'auteur n'hésitant pas ici et là à transformer ses héros en poissons voyageant au gré des rivières. Marc Lizano n'a pas choisi une voie facile, son album adulte, est loin des calibres habituels. Il trouve avec la collection "Carrément 20/20" un format hors norme qu'il exploite à merveille. Il ne lui suffit plus qu'à trouver son public. 6bear.com.
    •Émois comme vous. Entre la plage et les stations-service, on ne perd pas son latin. Pourvu qu'on soit né vers 1970 dans la classe moyenne éduquée, on trouvera cette Bluette très bien observée, socialement et (donc) linguistiquement : la caissière du supermarché est ainsi un caissier (mais avait-on remarqué que les fictions jusqu'ici traînent à suivre la réalité ?), les personnages sèment des trop royal ou la classe internationale entre des dialogues eux-mêmes puisés chez les citadins postindustriels : Je crois surtout que toi et lui avez perdu le goût des choses simples (...) - Je ne suis quand même pas obligée de bouffer des saucisses Herta pour que ça revienne, rassure-moi... Les protagonistes sont Victor et Lily, partis en week-end avec des aminches (voiture louée, embouteillages, cafés dans les stations-service) et qui ne savent pas trop comment commencer leur histoire d'amour. Il y a aussi le moineau de Lesbie et des citations latines des pages roses (Vae soli !), le vieux fusil de Noiret «dans le film de Claude Sautet» en guise de filiation culturelle, un petit coup d'ongle à Lars von Trier chez qui les filles sont gentilles, avec trois g, et virent victimes expiatoires à toute allure. Au point que je me demande si ce n'est pas son souhait, une femme docile, soumise et courageuse dans son abandon, cette dernière phrase étant, notons-le, prononcée par un poisson. Marc Lizano, qui a déjà publié plusieurs livres pour enfants, coule son histoire aigre-douce dans ses personnages aux traits tout carrés mais quand même tendres et qui cherchent à arrondir leurs angles. Ajoutons à cela des têtes en ballon de foot et des points à la place des yeux, ce qui donne aux héros un perpétuel air de jeunesse dubitative ou réservée. Lizano sort en outre ce mois-ci Louise qui, exercice difficile, met en scène sa propre fille sans niaiserie moisie et, en collaboration avec Denis Leroux, Robin de Sherwood dans un style un peu plus influencé. Libération. jeudi 22 janvier 2004. Eric LORET.
    •Bluette-sur-mer, Bluets à l’âme. Bluette Sur-Mer, voici un bien beau nom pour une bien belle histoire d’amour : celle des deux jeunes adultes maladroits que sont Victor et Lily. Ils s’aiment, mais sont assez lents à se le montrer, enfin, surtout Lily. Un week-end à Bluette Sur-Mer est organisé par leurs amis et Victor décide de saisir sa chance pour déclarer sa flamme à Lily. Le titre de cet album est bien choisi : l’histoire est simple, légère et bien faite (comme une bluette) avec son côté Fleur Bleue et l’on remarque que les scènes d’amourettes entre Victor et Lily se passent toujours au bord d’une eau bien bleue. Le graphisme est plutôt enfantin et assez symbolique. Les décors sont emplis de petits cœurs selon l’humeur des personnages : le petit îlot dans un parc parisien a une forme suggestive. Ce procédé rappelle l’univers des Amoureux de Peynet. Marc Lizano joue avec les images comme avec les mots. La première partie intitulée Côté jardin évoque les moments où les héros sont en compagnie de leurs amis. La seconde partie, Côté cœur, parle des moments intimes. Le récit est bien structuré avec une alternance de chapitres développés et d’interludes -je précise qu’il ne faut pas faire comme moi, qui aie d’abord ignoré les interludes-. Les chapitres sont en temps réel tandis que les interludes sont des accélérateurs entre les moments d’actions. Mais pourquoi les personnages se transforment-ils en poissons lors des intermèdes ? Si monsieur Lizano lit cet article, sa réponse sera la bienvenue. Bdselection.com. Fabrice C., 16 ans. Avis d'ado. 11 Fevrier 2004.
-Un bien beau nom pour une bien belle histoire d'amour Entièrement d'accord avec toi =) C'est très bête à dire, mais je suis souvent incapable de démarrer une histoire si je n'en ai pas le titre.
-Fleur Bleue. C'est vraiment ce qui est voulu pour ce livre. Un livre gentiment tendre. Sans second degré, Pas de cynisme ou de pose. Et surtout, le moins possible de ficèles (de scénario) pour élaborer le récit...
-Les petits cœurs. Tant qu'on y est...
-Les Amoureux de Peynet. C'est délicieusement naïfs, Peynet. J'aime beaucoup ça, comme du Sempé ou du Addams... Même si le risque est grand de passer du naïf à niais.
-Marc Lizano joue avec les images comme avec les mots.  Merci du compliment. Ça fait rudement chaud au cœur d'avoir de tels lecteurs...
-Il ne faut pas faire comme moi, qui aie d'abord ignoré les interludes. C'est un peu couillon aussi, Fabrice, de louper des pages. Elles ne sont pas là par hasard, quand même...
-Pourquoi les personnages se transforment-ils en poissons lors des intermèdes ?  Je contourne souvent mes difficultés ou les choses que je n'ai pas envie de dessiner par du symbolisme (à deux balles si besoin est). Je n'ai aucune envie de dessiner autant de voitures. En même temps, on en parle beaucoup (journées sans voiture, embouteillage...) et je trouvais intéressant de voir si je pouvais éviter d'en dessiner au fil de pages. Et puis, comme la Fontaine (qui a bien lu Ésope) je me sers des animaux pour instruire les hommes. Je suis un grand fan de la bande dessinée animalière, de Macherot à Maus, en passant par Disney, Félix le chat ou Jason. Et puis, je trouvais l'idée fluide, poétique et elle me permettait de revenir à mon point de départ, cad au petit îlot qu'une municipalité quelconque serait bien inspirée de construire...

glenat_bluette_marie2glenat_bluette_marie02glenat_bluette_max Il y aura peut-être des surprises par la suite…        •Un mot relie parfaitement le terrible passage de l'adolescence à l'âge adulte : la maladresse. Celle qui, même avec le recul, nous fait encore rougir (mais avec le sourire aux lèvres). Dans cette oeuvre, c'est de ce moment inoubliable de la vie qu'il s'agit. Celui des balbutiements amoureux naissants, qui font chavirer nos coeurs tout juste rougissants. Marc Lizano signe un petit chef d'oeuvre de simplicité, parsemé d'interludes métaphoriques où les personnages se figurent en poissons, entassés dans les bouchons. Mi-hommes, mi-enfants, à l'heure où les questions métaphysiques, psycho-politiques flirtent avec les rires et les bouderies, le quotidien de ses ados oscille entre parfum de liberté et parfum de chips au paprika ! Les très bonnes références musicales, littéraires et cinématographiques qui parcourent l'histoire nous prouvent que la jeunesse telle que la perçoit Marc Lizano n'est pas systématiquement issue de la culture fastoche de la télé. A glisser secretement dans les poches de nos adolescents, qu'ils se rassurent un peu sur la complexité des sentiments amoureux, et qu'ils se disent : c'est "normââââââl" (dur mais normal) ! Et pour finir comme on a commencé, si un mot pouvait relier cette bande dessinée à son lecteur, ce serait... Beauté ? Universalité ? Complexité ? Tendresse ? Hébétude ? Liberté ? Nostalgie ? Sensibilité ? Réalité ? Ou "Patrick-bruelien" ? Laissons-les décider ! Evene.com. Julie Dufay

Posté par lizano à 11:57 - biblio bande dessinée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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