11 juin 2009
bibliographie
Comme ma bibliographie est variée et voyageuse, j'ai regroupé les livres en plusieurs listes. La première est une liste d'ouvrages jeunesse, rangée par éditeur, la deuxième tout public, elle aussi par éditeur. Ensuite, une liste regroupant tous les titres remonte le temps puisque le classement se fait par ordre chronologique… En bonus, une petite liste de projets et aussi une liste des participations à des ouvrages collectifs… Il suffit de cliquer sur un titre pour accéder à sa fiche, si elle est mise à jour, ce qui n'est pas encore le cas pour tous les titres…
BIBLIOGRAPHIE JEUNESSE
Bayard Éditions • Les Endives au jambon • Halloween • Superbidon • Carabas • Noé et les couleurs • La petite famille 3/3 • Mundial. France-Allemagne'82 • La petite famille 2/3 • La petite famille 1/3 • Casterman • La maison des soupçons • École Municipale de Musique de Ploërmel • Altaïr • Milan • La cave secrète • Comptines pour jeux de doigts • Histoires de Pirates • Moi, j'attends un bébé • Le pirate couve la grippe • Nathan • Un cheval de rêve • Dépêche-toi maman, c'est la rentrée ! • La maison hantée• Le rêveur d'oiseaux • Le Rouergue • Princesse charmante •
BIBLIOGRAPHIE GRAND PUBLIC
La boîte à Bulles • Passer l'hiver • Carabas • Robin de Sherwood • Suture • Ventricule • Charrette • Louise • Pour mémoire, Marguerite • J'ai pas droit à me salir • Le cycliste • Les Robin Goodfellows • Delcourt • L'année dernière • Fédération Française de Comix • Être un auteur de romans noirs • Jack the Ripper 1/3 • Mazette 1/2/3/4 • Moka 1 • Trestraou • Glénat • Bluette-sur-mer • Prospektus • The end • Mille et une nuits • Céline en chemise brune • Instructions aux domestiques • Le nuage en pantalon • Omon Râ • Le terrier • Noctambule • L'île aux trente cercueils • Retz • Faire face à la souffrance • Les Rêveurs • Praha • 13 Étrange • Idylle • Noces de bois •
BIBLIOGRAPHIE DE PROJETS (ou pas)
• Chocolat & fils • Douze-Treize • Les cerises volées • Déjà vu • Face B • Flocon • Goutte au moins, avant de dire que tu n'aimes pas • Il ne faut jamais recongeler un bébé décongelé • Je vous demande de vous arrêter • Le petit Roger des (presque) héros de l'histoire • Mazette 5 • Moka • On danse • Pâquerette • Les Résidus • La Ruche • This is not (a love song) •
BIBLIOGRAPHIE DES PARTICIPATIONS (OUVRAGES COLLECTIFS)
Dominique A • Aides • Amnesty International • Bonjour Fournier • Cases Départ • Léo Ferré • Hybrid Comix 1/2/3/4 • Kocliko 1 • Bobby Lapointe • Mazette • La Nef • Le Petit Livre Rock •
01 juin 2009
Faire face à la souffrance
Guide/Essai de Benjamin Schœndorff.
Illustrations de Marc Lizano.
Dépot légal 06/2009.
ISBN 978-2-7256-2874-5. Collection Faire-face. Éditions du Retz.
Format 12x21 - XX pages - Couverture souple - 21,70 euros.
Série d'illustrations accompagnant les chapitres du livre de Benjamin Schœndorff. De manière assez inhabituelle, c'est l'auteur qui m'a contacté pour savoir si je pouvais réaliser cette suite d'image en écho aux métaphores qu'il développe tout au long de l'ouvrage. Le résumé annonce : Reconnaître sa souffrance, sortir de l'enfermement de la lutte, choisir une nouvelle direction, déjouer les pièges de l'intelligence et du langage, ouvrir son esprit à ses propres valeurs sont les principales étapes auxquelles invite ce livre. Chaque étape est illustrée d'exemples de cas réels et de multiples exercices organisés de sorte que chacun puisse en tirer profit dans sa propre vie.


















04 février 2009
l'île aux trente cercueils
Scénario, dessins & couleurs de Marc Lizano
Librement adapté d'un roman de Maurice Leblanc
Noctambule (Soleil). à paraitre au mois de mars 2010 (sous réserve).
120 pages
Voilà des années que je rêvais d'adapter l'île aux trente cercueils qui m'a valu quelques suées, petit, quand j'ai vu les épisodes, alors que j'étais malade, fiévreux et que je n'avais de toute manière pas besoin de cela pour nourrir mes cauchemars enfantins.
Une rencontre avec la petite fille de Maurice Leblanc, quelques discussions avec Glénat et Delcourt avant de finalement signer ce livre sous forme de one-shot de près de 120 pages, avec le label Noctambule, dirigé par Clotilde Vu, pour les éditions Soleil. Voilà, pour patienter, ma page d'essai inclue au dossier de présentation, deux pages n&b et une page quadri qui donne le ton de ce que va être ce beau projet.
Une suite de roughs qui se nourrira tout au long de la réalisation de cet album…
Une nouvelle petite série avec l'apparition des sœurs d'Archignat, moitié-bigottes, moitié-sorcières et un des strips qui va être rangé dans la catégorie des pertes et profits. à force d'aller un peu vers le dessin "réaliste", je frôle parfois la sortie de route… Véronique va enfin traverser le bras de mer et mettre pied sur la fameuse île…
Il y a aussi des petits passages où j'utilise une "astuce" que j'aimerai developper plus encore. Sur Suture, j'utilise ce procédé avec l'idée que je ferai une sorte de pièce de théâtre. En gros, un fond, un décors fixe et, après, je change les personnages au fur et à mesure…


Chapitre 01.
Chapitre 02.
Avril 2009
La première plaquette de présentation de la collection Noctambule est sortie pour annoncer les parutions de À bord de l'Étoile Matutine de Pierre Mc Orlan, par Riff Rebs et du Dernier des Mohicans de James Fenimor Cooper par CatMalou et Cromwell. La maquette a bien changée depuis les toutes premières pistes graphiques mais la collection s'annonce vraiment belle et variée. Sont aussi annoncées au programme les livres de Olivier Jouvray et Alary, de Marc Lizano (il faut mettre mon prénom), de Miquel et Godart, de Wendling… On peut se renseigner en suivant la petite interview de Clotilde Vu, notre éditrice, sur le focus sur le site de Soleil, ainsi que dans cette annonce sur actuabd.
Sur le blog, il y a la possibilité de voir de quel pays viennent les visiteurs ou bien ou une note a été "linkée". Maurice Leblanc, comme Alain Delon est une star en Asie et c'est comme ça que j'ai trouvé ce lien d'où arrivent régulièrement quelques visiteurs orientaux.
Pour mes premiers essais de couleurs, le service fab fait des chromalins ou des ozalids pour vérifier la bonne conformité de la quadri, voir si le noir st bien soutenu. Là, je voulais avant tout tester en même temps une mise en couleurs sans effet, avec cette fausse bichro (les cadres en noir, le trait en sang-de-bœuf et une teinte taupe sur deux valeur, ainsi que, parfois, un rouge sang quand la narration le réclame) et une autre version avec un effet ou les couleurs seraient abîmées, grattées, comme on en trouve sur les gravure sur bois, avec des accidents dans les applats. Ma mise en couleurs abîmée marche tellement bien que ça a l'air tout mal imprimée et que je range illico cette envie dans le panier des fausses bonnes idées.
Liens à propos de l'île aux trente cercueils.
Pour les curieux, quelques liens, la page wikipédia sur la série tv, la version courte sur You Tube, avec un topic sur le blog des fans des années 80, une page consacré à Sarek, et l'adaptation cinéma de Fabrice du Welz en cours chez the film.
29 décembre 2008
la nef
1988-2008. 20 ans, 20 portraits de coopérateurs
Illustrations de Emmanuel Lepage et Marc Lizano.
Dépot Légal 11/2009 - Première édition.
La Nef
Format 21,5x21,5 - 52 pages quadri - Couverture souple.
22 novembre 2008
Jack the Ripper
JACK The Ripper. 1/3-Noces de Bois
Texte de Laurent Fétis
Illustrations de Marc Lizano
Dépot Légal 11/2008 - 75 exemplaires numérotés.
ISBN 2-916646-16-7 • EAN 9782916646169
4 euros • 14x19 cms • 16p n&b sur bouffant 80g • Couverture quadri sur Structurous 300g.
JACK The Ripper. 1/3-Noces de Bois
Texte de Laurent Fétis
Illustrations de Marc Lizano
Dépot Légal 11/2008 - 75 exemplaires numérotés.
ISBN 2-916646-16-7 • EAN 9782916646169
4 euros • 14x19 cms • 16p n&b sur bouffant 80g • Couverture quadri sur Structurous 300g.
JACK The Ripper. 1/3-Noces de Bois
Texte de Laurent Fétis
Illustrations de Marc Lizano
Dépot Légal 11/2008 - 75 exemplaires numérotés.
ISBN 2-916646-16-7 • EAN 9782916646169
4 euros • 14x19 cms • 16p n&b sur bouffant 80g • Couverture quadri sur Structurous 300g.
25 octobre 2008
Les Endives au Jambon
Textes de Remi Chaurand.
Illustrations de Marc Lizano.
Mes premiers J'AIME LIRE #78. Février 2009.
Format - pages quadri - Couverture souple.
Prix
Pierrot vit à la campagne, avec ses parents et ses frères et sœurs. Il joue dans le jardin, le soir tombe et ça va bientôt être l'heure de passer à table. ça tombe bien, Pierrot a faim et sa faim est aussi grande que sa déception quand il découvrira le plat du jour… Que va-t-il bien pouvoir inventé pour éviter de finir son assiette ?
Voilà donc mes pages, sur une histoire écrite par Remy Chaurand, pour lesquelles je vous montre et les crayonnés et les pages mises en couleurs (J'ai juste modifié la fumée du plat, en blanc) et deux ou trois petites choses avant l'impression.
25 août 2008
État des lieux (pour le Droit Au Logement)
Voilà un projet qui me trottait en tête depuis un bail (précaire ou pas), depuis un reportage diffusé sur France deux, en fin de soirée, avec un coup de blues de première classe. Et de là une rencontre avec les gens du DAL, un premier reportage dessiné avec Franck, un voisin de Montrouge, une ébauche de projet avec Olivier Vilain pour penser ce qui va devenir un livre collectif sur le Droit au Logement.
Collectif parce, les mois passant, je ne me voyais pas témoigner seul de ce sujet vaste, complexe et fondamental aujourd'hui. Collectif car il bat en brèche l'idée d'une société plus individualiste que jamais. Collectif parce, les points de vue se confrontant, se contredisant parfois, les participations multiples amènent une chose précieuse, un petit pas de coté.
Le lien entre le Droit au Logement et la bande dessinée n'est pas nouveau car est organisée chaque année une vente d'originaux au profit de l'association. Mais, pour ce livre, et parce que j'aime à penser l'idée d'une expression multiple, il va y avoir de la bande dessinée, certes, du reportage dessiné, mais aussi des statistiques, des textes et des articles parfois objectifs, parfois subjectif au possible. Honnête dans tous les cas je l'espère.
Nous ne sommes pas tous journalistes mais nous avons à dire sur le monde. Sur un sujet concret et précis. Simplement en prenant la parole, par le mot ou le trait.
Il est à noter que les droits du livres seront reversés au DAL Droit au logement.
Aurélien Ducoudray et Damien Cuvillier.
Aurélien Ducoudray et Thibault Poursin.
Quelques liens utiles • Damien Cuvillier • Les Dessinacteurs • Droit au Logement • Aurélien Ducoudray • Joël Legars • Marc Lizano • François Ravard •
01 mai 2008
être un auteur de romans noirs
Texte de Claude Bathany.
Dépot Légal 05/2008 - Première édition 123 ex n/s.
ISBN - 2-916646-11-6
Fédération Française de Comix
Format 14x19 - 08 pages n&b - Piqûre métal - Couverture souple.
Prix 3 euros
Sur le blog action-suspense de Claude le Nocher, voilà donc notre première chronique après le salon du Goeland masqué, à Penmarc'h, pour lequel nous avoions sorti ce petit livre(t).








Oui, c’est douloureux mais pourquoi se le cacher : depuis que je m’esquinte le cervelet devant ma vieille Remington -je vous assure, ça n’a rien d’un gag- pas une idée un brin originale ne m’a un tant soit peu échauffé le melon. Je le confesse et j’en vois déjà qui, avec une certaine ironie, me donneront acte de cet accès de sincérité.
Mon style, pourquoi en parler ? Une absence d’expression qui tourne au procédé ; une pauvreté d’imagination et d’écriture désespérante ; presque un phénomène de foire. Peut-être aurais-je dû tourner casaque depuis un bail, comme d’aucuns me l’ont maintes fois suggéré, reprendre le bar-tabac de tatie ou me lancer dans le commerce de cigares en gros.
C’est ce que j’aurais fait si un putain de fantasme ne m’avait tout crûment déglingué les synapses. Ce fantasme, je pourrais le nommer avec mon emphase habituelle « le fascinant et vénéneux mythe de l’auteur de romans noirs ». Il s’agit d’un cliché -un cliché à la peau dure et qui toujours a eu sur ma triste imagination un extravagant pouvoir de séduction.
Ainsi, toute l’enfance, planqué à dévorer des polars dans l’arrière-salle du bar-tabac de tatie, je n’ai jamais pu concevoir mon avenir ailleurs que devant une machine à écrire, clope au bec, bouteille de whisky à portée de main, torturant de mes doigts exténués un clavier encrassé de nicotine. La clope enfume la chambre du meublé où j’ai lamentablement échoué et, au cœur de la nuit, les cadavres de bouteilles s’empilent au pied de la table. Je m’éreinte à pondre mon polar mensuel, exploité par un éditeur alcoolo et tourmenté par un taulier pervers qui me menace d’expulsion à chaque échéance.
Aujourd’hui, j’en suis là ; enfin je caricature, pour l’instant je n’ai réussi à placer aucun de mes manuscrits et c’est encore tatie qui fait bouillir la marmite.
Donc, chaque fois que je me verrouille à ma table, le seul début de roman qui invariablement me monte au cigare tourne autour d’un écrivain de roman noir rivé à sa machine, clope au bec, bouteille de whisky à portée de main. Il loge dans un meublé sordide et rame comme un furieux pour joindre les deux bouts ; une femme qui l’a jeté semble le seul développement à peu près exploitable que je puisse greffer à mon récit : ça m’est d’autant plus facile qu’une femme m’a réellement jeté mais basta. Ensuite, assez souvent, je cale.
Un pote m’a dit : « Tu me fais l’effet d’un peintre qui se peindrait sans cesse en train de peindre » : un coup bas que j’ai encaissé sans broncher, l’habitude. C’est qu’ils s’imaginent tous qu’un cliché n’est qu’un cliché, que ça s’arrête là !
Bande de crevures ! Lorsqu’un cliché est fantasmé, on peut être certain que derrière s’y dissimule tout un univers, toujours ! Pour l’instant, j’en suis encore à l’image première, celle de l’auteur de romans noirs azertyuiopé à son clavier ; mais je ne désespère pas.
D’ailleurs, je pourrais très bien étoffer mon sujet ; par exemple en précisant que mon personnage trimbale une de ces visions à faire gerber n’importe quel gugusse d’une amicale des macchabées. La ville dans laquelle il traîne ses guêtres est pourrie jusqu’à la moelle, un vrai cul-de-basse-fosse de l’univers ; et lui aussi se trouve atteint par cette saloperie, le coeur gangrené de l’intérieur, même si -ça vous l’auriez deviné- il garde quelque chose de pur dans l’âme, la nostalgie de ce que le monde aurait été si le crime et la corruption n’avaient tout salopé.
Mais l’action s’amorce vraiment le soir où un meurtre est commis dans une chambre non loin de la sienne. Comble d’infortune, ce soir-là, notre auteur s’est tellement rincé qu’il a le foie en arche de Noé.
Mais pourquoi s’est-il rincé ? Parbleu, parce qu’il se rappelle -comme tous les soirs d’ailleurs cette femme qui l’a jeté dix ans plus tôt et ça lui fout un sacré coup de bambou ; d’où lui avant si sobre, sa chute dans la débine, l’alcool. Ok, ce chromo fleure bon le nanar de série Z. Dans ce cas, explorons un instant la jungle imaginaire de notre personnage ; n’est-elle pas somme toute balisée, ne présente-t-elle pas un parcours infiniment prévisible ?
Je m’explique : n’ayant aucune imagination pour ma pomme, je me vois mal jouer pour mon personnage les pompiers de service. Du coup, son manuscrit évoque un écrivain de roman noir rivé à sa machine, clope au bec, bouteille de whisky à portée de main… Mais je ne vais pas aller au-delà, sinon on est bon pour une construction en abîme, genre deux miroirs se faisant risettes en chiens de faïence. Toutefois, histoire de corser mon récit sans rien dévoiler, je laisse entendre que dans le manuscrit de mon bonhomme se trouve en filigrane la solution du meurtre commis dans une chambre non loin de la sienne. Futé, non ?
Mais sans doute brûlez-vous de savoir pourquoi a été commis un meurtre dans une chambre non loin de la sienne. Je ne crains pas de vous le révéler avec un authentique sentiment d’accablement : parce qu’a été commis un meurtre dans une chambre non loin de la mienne. Si j’écris ce mot en italique, c’est que, conformément à l’usage, il doit sous-entendre une vérité cachée, de celles sentant le soufre. Mais est-ce que j’expliquerais pourquoi ce mot est en italique si j’avais vraiment une vérité sentant le soufre à cacher ? Quoique peut-être fais-je ressortir ce mot en italique pour donner à penser qu’un tel excès de franchise me lave de tout soupçon, qu’en réalité je ne cache rien.
Mais admettons que j’instille le doute -comme je le fais- que je m’attarde sur ce mot en italique pour suggérer que je n’ai rien à cacher, laissant entendre que je ne poserais pas un regard si critique sur les raisons pour lesquelles je pointe ce mot en italique si réellement j’avais quelque chose de sulfureux à cacher… Suffit, brisons là ! Encore une construction en abîme, d’une misérable gratuité rhétorique. Là -là seul sans doute- est la force de l’écrivain, cette absurde faculté de recul, ce vertige nauséeux dont l’évocation des poupées gigognes au-dessus du comptoir de tatie -encore un souvenir d’enfance- est à l’origine de mes métaphores les plus éculées.
Reportons-nous donc plutôt à notre hypothèse de départ : si mon fantasme est de correspondre à cette image de l’auteur de romans noirs rivé à sa machine, clope au bec, bouteille de whisky à portée de main, conditions somme toute réalisables mais qu’une dernière soit la présence d’un cadavre dans une chambre non loin de la mienne, ne serait-il point envisageable que je sois le commanditaire de ce meurtre et ce, afin d’être l’auteur de romans noirs écrivant avec un cadavre dans une chambre non loin de la sienne ? Simple conjecture évidemment, aussi figurons-nous un policier bien vicelard, le genre visqueux, fouillant à mon insu ma chambre. Si, par malheur, découvrant mon manuscrit, il lui prenait la curiosité de le lire, il pourrait y dénicher cette coïncidence : la présence d’un cadavre dans une chambre non loin de celle de mon personnage.
Je pourrais arguer que c’est justement la présence du cadavre dans une chambre non loin de la mienne qui m’a suggéré ce rebondissement ; mais comme dans mon roman, lorsqu’un policier bien vicelard vient l’interroger après avoir lu son manuscrit, mon personnage use du même argument, ma position est difficilement tenable ; d’autant plus qu’en poursuivant sa lecture, ce policier découvre, preuve à l’appui, que mon personnage -il cachait bien son jeu l’infâme- est le commanditaire du meurtre ; et donc que...
Je sais ce que vous allez dire : il ne tient qu’à vous de changer la fin.
Impossible, manque d’imagination.
Je crois que je vais reprendre le bar-tabac de tatie.
01 janvier 2008
Face B / B Side
Face B est un projet lié à mon amour de la musique. C'est aussi un hommage que je souhaite rendre à des musiciens, chanteurs, qui m'accompagnent pendant que je travaille. J'écoute, dans mon atelier, beaucoup de musiques, des morceaux variées, des genres parfois très distants mais cela ce fait en fonction de mes découvertes, des moments et de mes humeurs. bref, un peu comme tout le monde j'imagine.
Avec Moka, l'idée des petites récréations graphiques que je me prends va dans le même sens. Dire en image ma joie à écouter de la musique.
Face B, c'est plus directement lié à une envie de livre, comme un album, avec des histoires écrites par des créateurs qui ne cotoient que peu ou pas la bande-dessinée. J'ai donc demandé à des musicien(ne)s ou des chanteurs(teuses) d'écrire un petit récit sans autre contrainte que celle d'imaginer une histoire contemporaine. Je ne sais que qui sortira de tout cela mais le plaisir d'envisager ces collaborations est grand. Ma curiosité aussi est grande, piquée à imaginée ce qui va m'être proposé de mettre en image.
• Dominque A • Dominique A • Dominique A • François Audrain • François Audrain • David Gedge • David Gedge • David Gedge • Rolo McGinty • Rolo McGinty • Olivier Mellano • Olivier Mellano • Olivier Mellano • Lætita Shériff • Lætitia Shériff • Lætita Shériff •
La liste n'est pas encore close et même les personnes annoncées,
s'ils elles sont pour l'instant partantes et emballées, peuvent en
route jeter l'éponge. Peut-être y aura t-il d'autres noms à se rajouter
en route. J'aimerai aussi inviter sur ce projet (eh oui, je peux rêver…) • Samy Birnbach • Matthieu Boogeart • Nick Cave • Pauline Croze • Fannytastic • PJ Harvey • Philippe Katerine • -M- • Christophe Miossec • JP Nataf • Philippe Pascal • Tom Waits • C'est aussi ça, l'esprit de ce genre d'aventure que sont les
livres collectifs. C'est vivant. reste à savoir qui voudra bien m'y suivre…
A commencer par un éditeur.
Je mettrai des infos, des images, des bribes dès que tout cela prendra effectivement forme.
Pour l'instant, il y a de l'envie.
Jean-François Commando
Les quelques roughs d'essais des personnages de Jean-François et Denis Commando, m'ont permis de voir que ce n'est pas mon dessins qui me permettait d'arriver à ce que je cherchais pour ce projet. Je voulais un dessin plus vivant, plus spontannée, plus… je ne sais pas trop comment dire en fait…


















































































